Une semaine à Ténérife, Erasmus week.
Pendant les vacances scolaires de mars, dans le cadre des mobilités du corps enseignant, Mme CANDELIER est partie observer un établissement scolaire de Los Cristianos, dans le sud touristique de la plus grande île des Canaries, Ténérife. Ce choix a été fait de par la similarité avec la Réunion. L’existence d’un projet ERASMUS académique entre les deux académies ont facilité la mobilité dans un désir de réflexion commune sur notre statut de territoire ultrapériphérique.
Ces expériences d’échanges et d’observations sont particulièrement enrichissantes : elles permettent de comprendre les systèmes éducatifs des autres pays européens et nous amène à réfléchir sur nos propres pratiques et rythmes scolaires, tout en expérimentant nos langues étrangères. N’ayant jamais appris l’espagnol, l’anglais a été la langue d’échanges privilégiée, aiguisant ma compréhension de l’espagnol.


Une semaine de cinq jours ?
Cinq jours de cours, de 8h30 à 14h30. C’est le rythme de tous les élèves de la 1ere ESO à la Terminale BACH (cycle 4 et 5, de notre cinquième à la Terminale). Cela peut paraître alléchant. En effet, l’établissement se vide en grande partie à 14h30 après 6 heures de cours de 55 mn, entrecoupés d’une pause « repas » de 11h15 à 11h45. Les six heures se suivent du lundi au vendredi, et s’enchainent autre respiration que la pause méridienne.
Si les élèves, curieux de la comparaison entre les deux établissements, nous enviaient notre pause repas d’une heure et demie, bien plus longue que leur pause sandwich acheté à la cafétéria, ils préféraient sortir plus tôt. Pour avoir vécu ce rythme, il n’est pas moins fatigant que le nôtre. Tout le monde se doit être concentré durant six heures, et sans la coupure semaine du mercredi après-midi. Autant dire que c’est très compliqué.
1000 élèves, du collège au bachillerato
Un millier d’élèves de la cinquième (1ere ESO) à la Terminale sont accueillis dans l’I.E.S. de Los Cristianos. Les locaux ont une trentaine d’années, répartis en trois bâtiments principaux. Le nombre d’élèves s’accroissant rapidement, l’établissement est devenu exigü et peine à accueillir tous les élèves. Des préfabriqués colorés ont donc été construits dans un espace à l’arrière du collège. Comme au Bernica….

Contrairement à nous, l’équivalent de nos sixièmes est rattaché à l’école primaire qui dure 6 ans (cycles 2 et 3). Les établissements secondaires n’établissent donc pas de coupures entre le collège et le lycée. Tout le monde se côtoie avec harmonie, les plus jeunes ayant la possibilité de venir dans une cour à part pendant la pause, en RDC.
Quels enseignements ? Les élèves ont des matières équivalentes aux nôtres : sciences humaines, mathématiques, physique, arts plastiques, EPS…. Les options sont là aussi similaires : latin, langues, mais en plus, des options classiques, en 3ème et 4ème ESO (troisième et seconde dans notre cursus). Ils se pré-spécialisent :
- langues (français ou allemand, n’ayant pas de langue locale aux Canaries)
- religion et éthique
- musique et arts plastiques
- technologie et économie.
L’objectif du cursus, étant comme chez nous, de donner une formation générale solide et préparer l’élève à choisir sa voie à 16 ans.
Dans la continuité, dans les deux années de lycée en Espagne (Bachillerato), l’enseignement se spécialise. L’élève choisit une filière (sciences et technologies, lettres et humanités, arts, sciences sociales, etc.) et suit des matières spécifiques en plus des matières communes. Cette spécialisation conditionne l’accès à l’université en Espagne ou à des formations professionnelles supérieures. Le Bachillerato est délivré en combinant le contrôle continu et les notes finales. Par contre, pas de brevet des collèges.
Les formations professionnelles se font dans d’autres établissements spécialisés, je n’ai pu les observer.
Le système espagnol étant fortement décentralisé et régional, ce qui est vrai aux Canaries ne l’est pas forcément ailleurs. Ainsi ont-ils leurs propres programmes, site académique, méthodes de travail. Cette décentralisation leur permet de rester au plus près de leur réalité culturelle et économique.
Quinze nationalités pour un même établissement.
A la croisée des chemins
Comme la Réunion, Les Canaries sont une terre d’accueil. A 100 km des côtes africaines du Maroc et Sahara occidental, l’archipel est situé sur les alizés qui conduisaient les navires vers l’Amérique et les conquêtes espagnoles. C’est un lieu d’échanges qui reste très vivant, tant économique qu’humain. Les élèves se côtoient et viennent de tous les horizons : Vénézuéliens, Chiliens, Canadiens venus des Amériques, mais aussi Portugais, Bulgares, Ukrainiens, Français et Belges, Anglais venus d’Europe. A cela s’ajoutent des ressortissants africains comme des Marocains et Sénégalais, dont certains étudiants sont venus seuls de manière clandestine, par bateaux et accueillis en centre d’hébergements pour mineurs. L’Asie n’est pas en reste avec une communauté chinoise bien implantée.

Exposition des travaux en arts plastiques sur les bateaux clandestins, les « cayucos »,bateaux de pêche sénégalais.
Les primo arrivants mettent en moyenne trois mois pour maîtriser la langue. Les raisons de leur migration ? le travail de leurs parents. Certains sont nés ici de parents étrangers mais beaucoup sont venus récemment. Les aller-retours dans les pays d’origine n’étant pas rares comme cette élève chinoise qui témoignait des différences de niveau et d’exigences entre les deux systèmes.
Dès leur arrivée, l’intégration est immédiate, avec des cours d’espagnol en langue étrangère. Qu’ils vivent cela comme une chance ou non, ils se fondent dans une normalité de melting pot. Dans tous les cas, le ciment reste la langue espagnole, seule autorisée pour la communication en classe.
« Et la Réunion ? Quand un des élèves questionne « Pourquoi la France possède t-elle la Réunion ? » Il suffisait de se retourner vers la carte des découvertes et des échanges du XVIIème et XVIIIème siècle pour qu’ils comprennent de suite la logique : le parallèle historique leur a sauté aux yeux.
« Et Quelles sont les origines de vos étudiants ? » Un élève Ukrainien aux Canaries depuis huit ans, parfaitement bilingue anglophone suite à un échange d’un an au Canada, n’arrivait pas à concevoir que l’immigration contemporaine à la Réunion reste faible. Ce sont des enfants du monde fortement intégrés à cette mondialisation qu’ils vivent quotidiennement.
Les langues étrangères sont donc un stimulant nécessaire, l’anglais obligatoire tout particulièrement. Enseigné dans les deux dernières années de primaire, l’anglais est renforcé tout au long du cursus, avec un niveau satisfaisant, hétérogène, avec nombre d’entre eux qui en ont une maitrise étonnante. Leur histoire personnelle leur ont donné la stimulation nécessaire pour s’emparer de l’outil linguistique, renforcé par le contexte très touristique (douze millions par an, six fois plus que la Réunion) surtout très britannique. Cela renforce l’engagement des étudiants dans la langue. Le français, deuxième langue choisie, avec l’allemand, y est optionnel. Sa pratique y est plus marginale. Les élèves, avec leurs accents tous différents de par leur origine, ont montré une volonté d’échanges mais plus heurtée qu’en anglais, leur première langue vivante. Normal.
ERASMUS, une accréditation logique dans ce contexte muticulturel.
L’établissement organise chaque année des mobilité scolaires incluant un nombre maximum de douze élèves pour permettre des échanges nourris avec d’autres pays européens. La situation de territoire insulaire ultrapériphérique renforce ce besoin. Trois professeurs sont partie prenante dans l’organisation et la sélection des élèves, en plus de leur investissement dans l’établissement. C’est comme au Bernica, il faut une équipe soudée et déterminée, le travail préparatoire étant lourd et fastidieux. L’Italie et la France sont cette année les deux destinations phares. Les élèves opèrent des échanges, recevant et partant à leur tour.

Les critères de sélection prennent en compte la motivation de l’élève par un entretien personnalisé en langue étrangère, sa capacité de sociabilisation, une lettre de motivation, mais aussi son attitude générale comme le respect des règles de l’établissement (ponctualité…). Ainsi une quarantaine d’élèves ont pu cette année bénéficier de ces échanges vers Ambroise en France et trois villes d’Italie.
De la pédagogie, quelles différences ?
Les enseignements sont très similaires aux nôtres, tant dans les contenus que dans la forme adoptée. Même les programmes en histoire se rejoignent. Ainsi j’ai pu assister à deux leçons : la construction de l’empire carolingien en 2ème ESO et la première guerre mondiale en 4ème ESO. Les thématiques et illustrations sont tout à fait identiques. J’en conclus que l’enseignement européen est tourné vers la constitution des ciments du continent à travers ses empires et ses traumatismes, ici la guerre.


Une desdifférences les plus marquantes, c’est l’absence de manuel, sauf des cahiers de travaux pratiques en langue. Les cours sont donc personnalisés par les enseignants, mis sur un site académique comme notre plate-forme académique « metice », sur lesquels les élèves doivent se référer et interagir en permanence. La projection est donc le lien commun pour tous et nécessite une approche magistrale. Quant au support élève pour la prise des cour, il est la plupart du temps constitué d’un seul classeur avec intercalaires ou un grand cahier à spirales avec des pages de différentes couleurs, identifiées à des matières différentes.
Dans les deux niveaux de classe BACH, les élèves disposaient de tablettes. La liberté du support est totale. L’approche des contenus se fait comme chez nous, par projet de groupe ou individuel.
En anglais, j’ai assisté à la projection de films réalisés par les élèves avec présentation des personnages, un titre bien ficelé, un scénario original, des sous-titres obligatoires, ou encore d’une présentation orale individuelle commerciale d’un ensemble de produits. La pratique devient ludique et professionnelle.
Une gestion collégiale de l’établissement.
La gestion de l’établissement diffère grandement de la nôtre. C’est dans un esprit de gestion collégiale, patronnée par des textes nationaux et régionaux que s’organise l’établissement. Le statut régional laisse une grande liberté dans la gestion et les programmes.
- A la tête de l’établissement, un/e principal/e ? Ce sont deux professeurs ayant une décharge qui peut être totale, comme à LOS CRISTIANOS, qui gèrent l’établissement. Ce sont plus des chefs d’orchestre qu’une hiérarchie.
- Pas de CPE ? Là encore, ce sont des professeurs ayant une décharge de cinq heures dans leur emploi du temps, qui gèrent. Six d’entre eux solutionnent à tour de rôle les conflits signalés par des rapports rédigés par les enseignants suite à des incidents. Ils programment une entrevue tripartite (parents, élèves, professeurs) et décident des sanctions données. Alberto qui a partagé son expérience, est l’un d’entre eux. Il a été désigné pour cette tâche même s’il préfère enseigner. C’est donc de leur responsabilité de gérer les conflits.

- La cantine ? Pas de cantine pour une seule pause d’une demi-heure. Une cafétaria commune aux professeurs qui bénéficient d’une salle, et des élèves qui vont au guichet pour commander des sandwichs, des boissons. Un seul plat chaud est proposé. N’oublions pas que le rythme des repas est très différent de la France puisque les Espagnols se mettent à table à partir de 14h00 ! C’est un peu difficile de s’y retrouver au début.
- Les surveillants ? Eh bien non plus. Ce sont les professeurs qui se positionnent à tour de rôle au temps de pause devant les toilettes, dans les cours, à l’entrée pour accueillir les élèves, et par groupe de deux. La course est perpétuelle.
- Les classes, qui les occupent ? Ce sont les élèves. Les groupes classes ont une salle attribuée qui reste la leur, sauf pendant les temps optionnels. Ce sont donc les enseignants qui bougent, ne pouvant avoir sur place leur matériel ce qui peut poser problème dans notre matière, l’histoire-géographie notamment pour les cartes. Le pari est de veiller à ce que les élèves ne restent pas seuls le temps des déplacements, le professeur changeant sans arrêt de salle. Ils sont amenés à fermer la salle ou partir en les laissant seuls. De l’extérieur, même si c’est plus confortable pour les élèves, cela génère des interclasses extrêmement bruyants, une mise en place des cours plus longue et donc un temps effectif de cours plus court. Quant aux cours optionnels en demi-groupe, la chasse aux salles est ouverte : à qui la bibliothèque, à qui les salles du RDC, à qui la cour ? Le prof est plus l’invité des élèves que le metteur en scène.
- L’autonomie des élèves ? Elle est beaucoup plus grande que chez nous. Les élèves se lèvent quand ils le souhaitent pour aller aux toilettes avec une carte spécifique, sortent, parlent à leurs camarades, prennent ou non leurs affaires, disposent ou non de tablette, prennent un mouchoir sur le bureau du professeur et repart tranquillement à sa place, change de place pendant le cours…. Cette gestion de classe est pour nous incompréhensible, sachant bien sûr que cela dépend aussi des temps de travail, de la gestion de projet et d’autonomisation, de la personnalité de l’enseignant qui reste très proche des élèves. Pendant un temps de travail autonome, les élèves choisissaient le travail ou non à effectuer, mettant en avant les motivations de chacun.
- Le niveau des élèves ? Une grande hétérogénéité est de mise, mais les enseignants se plaignent d’une baisse d’attention et de travail des élèves, aboutissant à une baisse du niveau scolaire. Ce constat, général dans tous les pays, l’est ici aussi. Les téléphones portables ont été totalement interdits : tout téléphone aperçu est confisqué, et à la troisième fois, l’élève exclu.
Cette organisation nécessite un temps de présence renforcé des enseignants. Ils doivent en effet cinq heures supplémentaires en plus des 18 d’enseignement. Ces heures de service se répartissent différemment en fonction des différentes tâches : professeur principal, coordination de discipline ou de projet, remplacements (plus de la surveillance) au pied levé, ERASMUS, RED INNOVAS, surveillance de cour, présence à l’entrée pour les retards…
A part les tâches purement de vie scolaire, nous réalisons aussi ces heures mais en dehors d’un emploi du temps fixe. Elles sont ici institutionnalisés et organisent des temps de concertation supplémentaires, notamment par matière une fois par semaine. Ainsi la coordination en anglais, très calibrée, aborde des problématiques que nous voyons en conseil pédagogique. Cette décentralisation les oblige à rendre compte par documents officiels. Ils étaient à la 97ème page de rapport !
L’organisation de l’établissement est donc différente, plus axée sur la prise en charge par les professeurs des différentes tâches dans le collège, sans aide supplémentaire, et des tâches variables. La journée est donc très dense, sans pause réelle, avec un départ à 14h30 bien mérité pour tout le monde.
Quelle laïcité ?
Les tenues vestimentaires ne sont globalement pas codifiées, chacun venant comme il est. La tolérance est grande et ne semble pas générer de crispations, cela m’a interpellée. C’est vrai aussi pour les enseignants qui adoptent globalement une tenue plus décontractée que chez nous.
Quant aux signes religieux, ils ne sont pas interdits. Les croix en pendentifs, le hijab, le foulard sikh peuvent être librement portés. Il y en avait peu, mais existants. L’enseignement religieux est prodigué dans un cadre optionnel en quatrième et troisième ESO, ce qui est inenvisageable chez nous.
La laïcité est donc réelle, mais moins intransigeante.
Des aménagements nécessaires pour un public très hétérogène

Deux sections de jardinage ont été montées pour proposer à des élèves en difficultés, des activités et formations sur le terrain.
- Une première section propose un diplôme équivalent au CAP, proposant des formations pratiques mais aussi théoriques pour former des agents en espaces verts. La dotation permet à ces élèves souvent défavorisés, de bénéficier de tablettes informatiques leur facilitant l’accès au numérique.
- Une deuxième section s’adresse à un tout petit nombre d’élèves correspondant à notre IME de Bernica, et par des activités pratiques, développe la communication, la mémorisation, l’autonomisation, la sociabilisation.
La plantation d’un arbre endémique s’est faite fièrement par les élèves en mon honneur ainsi que le cadeau de trois jolies carottes. Volonté de montrer leur réussite.


Et c’est sur un terrain délaissé que la magie opère avec la mise en place d’un jardin potager sur lasagnes utilisant 200 kg de cartons recyclés par an, et que poussent carottes, betteraves, basilic, manguiers, papayers….
Derrière les serres, un système d’aquaponie a été construit pour démontrer l’action combinée du végétal et de l’animal. Cette initiative, (entreprise au Bernica par M. MANIN il y a trois ans au titre expérimental), atteint sa pérennité sour l’œil vigilant du professeur en charge de l’atelier jardin.
Le temps du carnaval
Aux Canaries, le carnaval est une institution très ancrée. Pendant 10 jours, la ville s’anime autour de défilés, spectacles, élections de reines par tranche d’âge, en plein jour le week-end et le soir en semaine.

Un des rendez-vous le plus populaire télédiffusé est l’élection de la reine. Sur scène, six candidates ont présenté leur immense costume ou plutôt attelage coloré, au son d’une chanson choisie, chorégraphiant en playback. La gagnante a conquis le jury sur la chanson « cantare », entourée de deux phoenix, plumes, strass éblouissants.

Le thème de cette année, les extra-terrestres, ont inspiré le professeur d’arts plastiques et les élèves pour leurs travaux. Les élèves préparent ici leur exposition sur un des murs de l’entrée de l’établissement, alors que d’autres se sont mobilisés pour animer la semaine carnavalesque par différentes activités : journée de déguisement, semaine comique.


Les enseignants, regroupés dans un conseil « red innovas », entreprennent de coordonner des projets par pédagogies transversales. D’autres initiatives y voient le jour comme le programme du jardin, des expériences de développement durable des analyses de microparticules des plages locales (niveau bac), ou encore d’études astronomiques…..

BILAN
Je tiens vivement à remercier Denis et Salima qui m’ont permis de vivre cette expérience, les professeurs Maria, Myriem, Roberto, Alberto, Edouardo ainsi que les professeures d’histoire qui m’ont reçue avec une grande gentillesse. Ils ont fait de cette semaine un moment très enrichissant tant sur le plan de l’observation que sur le plan humain. L’introspection dans le système canarien permet de mener la sienne dans sa propre classe. Les échanges avec les collègues et les élèves ont été riches et conviviaux. Je reviens pleine de questions et d’envies. Qui sait, peut être pourrons-nous aussi emmener des élèves l’année prochaine ? Affaire à suivre !
Quelques images de l’île. Ténérife, un territoire miroir de la Réunion.


Le TEIDE, volcan central et unique de l’île, dépasse le Piton des Neiges de 700 mètres, et le Piton de la Fournaise de 1100mètres. C’est le troisième volcan le plus haut du monde. L’Observatoire bénéficie de conditions météorologiques exceptionnelles pour l’observation céleste. C’est un site de référence mondial. Arrivée au milieu d’une tempête de printemps, le volcan s’est couvert d’une couche de neige sur la façade nord. Magnifique.

En vrac…




















En vrac,
- Les plantations de bananes en partie sous serre de toiles, qui est la première production de l’île bénéficiant des ressources en eau locale mais aussi dessalinisée 🙁 .
- Les rues des villes d’Orona et la Laguna, villes canariennes historiques ayant servi de modèle à la colonisation espagnole en Amérique.
- Le Teide qui culmine à 3700 mètres au milieu d’une immense caldeira à maintes reprises modifiées par les éruptions.
- Les côtes escarpées dignes de nos cirques, issues de l’érosion des sols, souvent aménagées avec des terrasses pour cultiver naguère des céréales que l’on faisait griller avant d’en faire de la farine ou encore de la vigne.
- Le macatia local….
- La forêt de lauriersylve, forêt endémique humide du nord de l’île, admirablement préservée comme notre forêt de Belouve. D’innombrables sentiers de randonnées la sillonent.
- La plage de LOS CRISTIANOS, ville conçue pour le tourisme de masse avec une multitude de complexes hôteliers qui grignotent les flancs des anciens volcans.
- Les plantes grasses colonisent les espaces de basse altitude dans les zones sèches.
- Le char à bœufs servaient aussi de transports, mais pas pour la canne à sucre dont la culture, concurrencée par l’Amérique espagnole, a été abandonnée.
Ne figurent pas les bouchons (non, pas la délicieuse entrée réunionnaise) infernaux sur les quatre voies, la viticulture, les villes côtières accrochées au flan des versants, souvent de maisons colorées aux toits plats, les zones industrielles et les deux aéroports pour desservir la zone plus locale au nord, et plus touristique au sud, les patatas grillées servies avec les deux sauces canariennes rouge (piment) et vertes (coriandre et ail) ainsi que le jamon sous toutes ses formes….