Crédit photo : K. R
Des élèves de Terminale baccalauréat professionnel, inscrits en section européenne, au lycée Albert RAMASSAMY, ont vécu une expérience unique en réalisant un stage d’un mois à Dublin, en Irlande. Entre immersion professionnelle et découverte culturelle, ce projet leur a permis de pratiquer l’anglais dans un contexte réel et enrichissant.
Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter s’il vous plaît ?
Je suis Madame REVEL, professeure d’anglais au lycée Albert RAMASSAMY.
Quelle classe a participé au projet que vous avez mené ?
La classe qui a participé est la Terminale européenne (section Euro), qui regroupe trois spécialités : gestion-administration, accueil et commerce.
Quel était l’objectif du voyage et où s’est-il déroulé ?
L’objectif du voyage était de découvrir une nouvelle culture et de pratiquer la langue anglaise dans le cadre d’un stage professionnel (PFMP). Les élèves sont partis en Irlande, à Dublin, pour travailler dans des entreprises locales, comme leurs camarades qui effectuent leur PFMP à La Réunion. Le but principal n’était pas seulement de progresser en anglais, mais surtout de pratiquer la langue dans un pays anglophone et en situation réelle. Seuls les élèves de la section européenne peuvent bénéficier de cette mobilité en Europe.
Quelles étaient les dates du séjour ?
Nous avons quitté La Réunion le samedi 31 janvier 2026 et nous sommes revenus le dimanche 1er mars 2026. Les stages se sont déroulés du 2 au 27 février 2026. L’organisme d’accueil souhaitait que les élèves arrivent un dimanche afin qu’ils puissent s’installer dans leurs familles d’accueil avant de commencer le stage le lundi.
Dans quels types d’entreprises les élèves ont-ils été placés ?
Les élèves, issus de trois spécialités, ont généralement été placés dans des commerces. Beaucoup ont travaillé dans des charity shops*, où ils vendaient des vêtements, chaussures et accessoires à petit prix. Certains ont effectué leur stage dans la pâtisserie française Le Petit Breton, dans des magasins de souvenirs comme Carrolls, ou encore dans des supermarchés Spar. Pour les élèves en commerce, les stages correspondaient bien à leur formation. Pour ceux en gestion-administration, même si la vente n’est pas leur spécialité, l’objectif principal était la pratique de l’anglais, car il est difficile de les placer dans des structures comme des banques ou des bureaux administratifs.
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Les élèves étaient en famille d’accueil. Comment se faisaient les déplacements entre le logement et le lieu de travail ?
Les élèves ont reçu une carte de bus dès leur arrivée à Dublin. Avant le départ, ils ont bénéficié d’une formation pour apprendre à se déplacer, notamment grâce à Google Maps. Le premier jour, nous les avons accompagnés pour leur faire découvrir leur entreprise et le trajet, afin qu’ils soient autonomes pour le reste du séjour.
Y avait-il un accompagnement ou un référent sur place ?
Oui, les élèves sont accompagnés par quatre professeurs tout au long du séjour.
Je pars généralement pendant les deux premières semaines afin de les aider à devenir autonomes et de m’assurer que tout se passe bien, notamment en cas de problèmes de santé ou de besoin de vêtements adaptés au climat hivernal.
Cette année, je suis allée avec Mme CASSIM CADJEE, professeure en gestion et administration. Pour les deux dernières semaines, deux autres enseignants, M. RAVEL et M. SÉRY, professeurs d’économie gestion option vente et accueil, ont pris le relais. Leur mission consistait à évaluer les stages en rencontrant les tuteurs en entreprise.
Ils ont veillé également au bon fonctionnement du séjour et sont revenus avec les élèves à La Réunion.
Quel est le coût total du voyage ? Les élèves ont-ils bénéficié d’aides financières ?
Le voyage coûte environ 5 000 € par élève. Une participation de 500 € a été demandée aux familles. Les élèves peuvent également bénéficier d’une bourse de mobilité de 500 € ainsi que d’une aide supplémentaire pouvant aller jusqu’à 300 €.
L’attribution d’un aide supplémentaire se fait par le biais de l’assistance sociale du lycée, Mme SALAÏ. Elle étudie le dossier des élèves et reçoit les familles concernées. Puis, elle propose au chef d’établissement une aide, en fonction de la situation financière de la famille.
Ainsi, c’est Mme BOLA, proviseure du lycée Albert RAMASSAMY, qui valide (ou non) les demandes d’aides formulées par les familles.
Enfin, le projet est financé à environ 98 % par le programme Erasmus+, ce qui permet d’inclure la majorité des dépenses, y compris certaines sorties culturelles.
Faut-il un certain niveau d’anglais pour participer au projet ?
Oui, un certain niveau d’anglais est nécessaire, mais la motivation et le comportement sont tout aussi importants. Certains élèves ayant d’excellentes notes ne souhaitent pas intégrer la section européenne en raison des deux heures d’anglais supplémentaires. Je privilégie donc les élèves motivés et sérieux, après avoir également consulté l’avis de leurs professeurs.
Le projet peut-il être valorisé sur Parcoursup ou sur un CV ?
Tout à fait. À la fin du stage, les élèves reçoivent une attestation de présence ainsi qu’un diplôme pour leur stage d’un mois à Dublin. Les élèves de la section européenne peuvent également passer la certification Cambridge, reconnue au niveau national, qu’ils peuvent ajouter à leur dossier Parcoursup.
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Les élèves ont-ils pu découvrir la culture irlandaise en dehors du stage ?
Oui. Durant la première semaine, les élèves ont suivi des cours le matin et étaient accompagnés l’après-midi sur leur lieu de stage. Pendant les trois semaines suivantes, ils ont travaillé du lundi au vendredi et ont participé à des sorties culturelles organisées par les professeurs durant les week-ends.
Quel est votre ressenti sur ce voyage ? Qu’avez-vous aimé ou moins apprécié ?
J’ai beaucoup aimé découvrir Dublin. Avant, nous partions à Londres, mais depuis le Brexit, nous avons choisi cette destination. Dublin est une ville plus petite, mais très agréable. Ce que j’ai moins apprécié, c’est le climat hivernal, car nous devons partir en février, période durant laquelle il fait très froid. Pour les prochaines années, nous envisageons un départ plutôt en septembre.
charity shops : ce sont des magasins où les prix sont peu élevés. Généralement, il y a des produits de seconde main et d’occasion. Ces magasins peuvent également être des boutiques solidaires, gérés par une association caritative.
