{"id":294,"date":"2016-06-10T13:00:52","date_gmt":"2016-06-10T12:00:52","guid":{"rendered":"http:\/\/lycee-pierre-lagourgue.ac-reunion.fr\/?page_id=294"},"modified":"2017-05-02T16:21:07","modified_gmt":"2017-05-02T12:21:07","slug":"le-personnage-politique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/le-personnage-politique\/","title":{"rendered":"Un personnage Politique"},"content":{"rendered":"<div style=\"font-size: normal;font-weight: bold;padding: 3px;height: 30px;border-left-width: 0pt;border-left-style: solid;border-left-color: gray;border-top-width: 0pt;border-top-style: solid;border-top-color: gray;color: #d6dde3;background-color: #5c768f\">LAGOURGUE (Pierre)<\/div>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<th style=\"font-size: normal;text-align: left;font-weight: normal;padding: 3px;border-top-width: 0pt;border-top-style: solid;border-top-color: gray;width: 200px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-655 alignleft\" src=\"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-content\/uploads\/sites\/146\/2016\/06\/lagourgue_pierre92028u.jpg\" alt=\"lagourgue_pierre92028u\" width=\"148\" height=\"225\" \/><\/th>\n<th style=\"font-size: normal;text-align: left;font-weight: normal;padding: 3px;border-top-width: 0pt;border-top-style: solid;border-top-color: gray\">\n<div style=\"font-size: normal;font-weight: bold;padding: 3px;height: 20px;border-left-width: 0pt;border-left-style: solid;border-left-color: gray;border-top-width: 0pt;border-top-style: solid;border-top-color: gray;color: #5c768f\">\n<ul>\n<li>N\u00e9 le 3 janvier 1921 \u00e0 Sainte-Marie (La R\u00e9union)<\/li>\n<li>D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 16 f\u00e9vrier 1998 \u00e0 Paris<\/li>\n<li>D\u00e9put\u00e9 de La R\u00e9union de 1978 \u00e0 1981<\/li>\n<li>S\u00e9nateur de La R\u00e9union de 1992 \u00e0 1998<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td colspan=\"2\">\n<div>\n<p>Pierre Lagourgue voit le jour le 3 janvier 1921 \u00e0 Sainte-Marie, sur la c\u00f4te nord de l&rsquo;\u00eele de La R\u00e9union. Il accomplit sa scolarit\u00e9 \u00e0 Saint-Denis, au lyc\u00e9e Leconte-de-Lisle, puis effectue ses \u00e9tudes de m\u00e9decine en m\u00e9tropole. Devenu docteur en m\u00e9decine, il s&rsquo;\u00e9tablit comme radiologue \u00e0 Saint-Denis. Il y prend ensuite la direction du service de radiologie du centre hospitalier d\u00e9partemental. Parall\u00e8lement \u00e0 sa carri\u00e8re professionnelle, il s&rsquo;engage dans la vie politique r\u00e9unionnaise. Il est d&rsquo;abord \u00e9lu conseiller g\u00e9n\u00e9ral du canton de Saint-Beno\u00eet en 1958. Il devient ensuite conseiller g\u00e9n\u00e9ral du quatri\u00e8me canton de Saint-Denis \u00e0 partir de 1964. \u00c9lu pr\u00e9sident du Conseil g\u00e9n\u00e9ral de La R\u00e9union en 1967, il exerce cette fonction jusqu&rsquo;en 1982. Il se pr\u00e9sente aux \u00e9lections s\u00e9natoriales du 22 septembre 1974. Apr\u00e8s avoir obtenu 297 des 604 suffrages exprim\u00e9s au premier tour, il \u00e9choue de tr\u00e8s peu au second tour : avec 295 des 594 suffrages exprim\u00e9s, il n&rsquo;est devanc\u00e9 que de cinq voix par le dernier \u00e9lu au S\u00e9nat, le maire de Saint-Andr\u00e9, Jean-Louis Virapoull\u00e9.Proche du Premier ministre d&rsquo;origine r\u00e9unionnaise, Raymond Barre, Pierre Lagourgue se pr\u00e9sente ensuite aux \u00e9lections l\u00e9gislatives du 12 mars 1978 sous l&rsquo;\u00e9tiquette de l&rsquo;Union pour la d\u00e9mocratie fran\u00e7aise dans la troisi\u00e8me circonscription de La R\u00e9union, \u00e0 Saint-Pierre. Avec 22 433 des 41 873 suffrages exprim\u00e9s, il acc\u00e8de \u00e0 la d\u00e9putation en battant le communiste \u00c9lie Hoarau et le d\u00e9put\u00e9 sortant centriste Marcel Cerneau qui recueillent respectivement 12 374 et 4 497 voix. Au Palais Bourbon, il s&rsquo;inscrit au groupe de l&rsquo;UDF et si\u00e8ge \u00e0 la commission des affaires culturelles de 1978 \u00e0 1981. Il consacre tout son mandat de d\u00e9put\u00e9 \u00e0 attirer l&rsquo;attention sur les difficult\u00e9s des d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer. Nomm\u00e9 en 1979 au sein de la commission d&rsquo;enqu\u00eate sur la situation de l&#8217;emploi et le ch\u00f4mage, il s&rsquo;alarme ainsi r\u00e9guli\u00e8rement de l&rsquo;accroissement de ce dernier. Il d\u00e9plore en outre les disparit\u00e9s entre les d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer et la m\u00e9tropole en mati\u00e8re d&rsquo;indemnisation du ch\u00f4mage et de prestations sociales. Membre du comit\u00e9 directeur du fonds d&rsquo;investissement des d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer en 1979, il s&rsquo;inqui\u00e8te \u00e9galement de leurs handicaps agricoles et de leur p\u00e9nurie de logements sociaux. \u00c0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, Pierre Lagourgue se pr\u00e9occupe plus particuli\u00e8rement de son \u00eele, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;habitat rural ou du co\u00fbt des transports maritimes et a\u00e9riens vers ce d\u00e9partement. Membre de la commission d&rsquo;enqu\u00eate sur la langue fran\u00e7aise en 1980, il s&rsquo;\u00e9meut aussi du retard \u00e9ducatif r\u00e9unionnais.<\/p>\n<p>Il se repr\u00e9sente aux \u00e9lections l\u00e9gislatives des 14 et 21 juin 1981, non plus dans la troisi\u00e8me mais dans la premi\u00e8re circonscription de La R\u00e9union o\u00f9 il affronte Michel Debr\u00e9 dont il n&rsquo;a cess\u00e9 de s&rsquo;\u00e9loigner \u00e0 partir de 1974. Avec 9 127 des 50 249 suffrages exprim\u00e9s, Pierre Lagourgue n&rsquo;arrive qu&rsquo;en quatri\u00e8me position \u00e0 l&rsquo;issue du premier tour. Nettement devanc\u00e9 par l&rsquo;ancien Premier ministre du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle qui obtient 18 636 voix, mais aussi par le communiste Bruny Payet et le socialiste Jean-Claude Fruteau, sur lesquels se portent respectivement 12 532 et 9 447 voix, il appelle cependant ses \u00e9lecteurs \u00e0 voter pour Michel Debr\u00e9. Malgr\u00e9 cette d\u00e9faite et son \u00e9chec aux \u00e9lections municipales de 1983 \u00e0 Saint-Pierre contre \u00c9lie Hoarau, il continue de peser sur la sc\u00e8ne politique r\u00e9unionnaise. Entr\u00e9 au Conseil r\u00e9gional de La R\u00e9union d\u00e8s son installation en 1983, il en est imm\u00e9diatement nomm\u00e9 vice-pr\u00e9sident. Il acc\u00e8de ensuite \u00e0 la pr\u00e9sidence de l&rsquo;assembl\u00e9e r\u00e9gionale de 1986 \u00e0 1992 puis la vice-pr\u00e9side de nouveau de 1992 \u00e0 1998. Apr\u00e8s une nouvelle candidature infructueuse aux \u00e9lections s\u00e9natoriales du 25 septembre 1983, lors desquelles il n&rsquo;a obtenu que 377 des 853 suffrages exprim\u00e9s au premier tour puis 346 des 856 suffrages exprim\u00e9s au second tour, il se repr\u00e9sente au scrutin du 27 septembre 1992. Candidat isol\u00e9, il ne recueille que 165 des 916 suffrages exprim\u00e9s au premier tour. Mais fort du soutien du Parti communiste r\u00e9unionnais de Paul Verg\u00e8s, il est \u00e9lu au second tour avec 404 des 904 suffrages exprim\u00e9s.<\/p>\n<p>Au Palais du Luxembourg, il s&rsquo;inscrit au groupe de l&rsquo;Union centriste. Il si\u00e8ge d&rsquo;abord \u00e0 la commission des lois de 1992 \u00e0 1995, avant de rejoindre celle des affaires sociales de 1995 \u00e0 1998. D\u00e8s 1992, il est nomm\u00e9 membre de la d\u00e9l\u00e9gation parlementaire pour les Communaut\u00e9s europ\u00e9ennes. Il est rapporteur pour avis du budget des d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer au nom de la commission des lois en 1993 et 1994. D\u00e9sireux de resserrer les liens entre la m\u00e9tropole et ses territoires lointains, il s&rsquo;exprime sur des questions tr\u00e8s diverses, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du Fonds d&rsquo;investissement des d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer, du revenu minimum d&rsquo;insertion ou des moyens mis en place pour lutter contre l&rsquo;immigration et le travail clandestin. La commission des affaires sociales lui confie le rapport sur le budget social des d\u00e9partements et territoires d&rsquo;outre-mer \u00e0 partir de 1995, lui qui conna\u00eet parfaitement la situation sociale explosive de La R\u00e9union, o\u00f9 pr\u00e8s d&rsquo;un tiers de la population active se trouve au ch\u00f4mage. Nomm\u00e9 membre titulaire en 1995 du comit\u00e9 directeur du Fonds pour l&#8217;emploi dans les d\u00e9partements d&rsquo;outre-mer, il plaide constamment en faveur d&rsquo;une politique d&rsquo;\u00ab \u00e9galit\u00e9 sociale \u00bb avec la m\u00e9tropole en mati\u00e8re de logement, d&rsquo;\u00e9ducation, d&rsquo;aide \u00e0 l&#8217;emploi et \u00e0 l&rsquo;insertion mais aussi de tarif des t\u00e9l\u00e9communications. Il souhaite par ailleurs l&rsquo;instauration d&rsquo;une fiscalit\u00e9 favorable \u00e0 l&#8217;emploi. Ses pr\u00e9occupations sociales et son sens du consensus conduisent le ministre de l&rsquo;Outre-mer Jean-Jacques de Peretti \u00e0 le charger en mars 1997 d&rsquo;une mission de conciliation entre le Gouvernement et les fonctionnaires r\u00e9unionnais m\u00e9contents de la r\u00e9forme de leur r\u00e9gime de r\u00e9mun\u00e9ration. En 1993, il vote la loi relative aux pensions de retraite et \u00e0 la sauvegarde de la protection sociale.<\/p>\n<p>Officier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur et de l&rsquo;ordre national du M\u00e9rite, Pierre Lagourgue s&rsquo;\u00e9teint le 16 f\u00e9vrier 1998 \u00e0 Paris, victime d&rsquo;un infarctus \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de soixante-dix-sept ans, au terme d&rsquo;une carri\u00e8re politique longue de quatre d\u00e9cennies au service de La R\u00e9union.<\/p>\n<p>(Extrait du Dictionnaire des parlementaires fran\u00e7ais)<\/p>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LAGOURGUE (Pierre) N\u00e9 le 3 janvier 1921 \u00e0 Sainte-Marie (La R\u00e9union) D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 16 f\u00e9vrier 1998 \u00e0 Paris D\u00e9put\u00e9 de La R\u00e9union de 1978 \u00e0 1981 S\u00e9nateur de La R\u00e9union de 1992 \u00e0 1998 Pierre Lagourgue voit le jour le<\/p>\n<p class=\"continue-reading-button\"> <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/le-personnage-politique\/\">la suite &#8230;<i class=\"crycon-right-dir\"><\/i><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":11686,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"templates\/template-twocolumns-right.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-294","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11686"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=294"}],"version-history":[{"count":19,"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/294\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4521,"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/294\/revisions\/4521"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/etab.ac-reunion.fr\/lyc-pierre-lagourgue\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}