Théâtre et violence

ou mettre des mots sur les maux

Parler de la violence est une thématique récurrente au collège que ce soit par le biais d’actions autour de l’Orange Day (journée contre la violence faite au femme), de la journée contre le harcèlement mais aussi à travers l’enseignement du Français dont les thèmes, la fiction pour interroger le réel ou Individu et société, permettent d’aborder ce sujet.

Les élèves de 4e ROSTAND ont donc travaillé sur cette thématique tout au long de l’année et ont pu réaliser des affiches mais ont également été amenés à découvrir la violence au théâtre à travers des auteurs classiques et contemporains.

Vincent Fontano, de la compagnie Kér Béton, est intervenu auprès d’eux avec des extraits de sa pièce Loin des hommes et les a donc fait entrer dans le domaine des violences intrafamiliales. Ici il n’est pas question uniquement de violence physique mais de violence morale et psychologique, celles qui ne se voient pas mais qui vous marquent de manière indélébile.


Déroulement de l’atelier

L’atelier s’est déroulé en plusieurs temps forts :

1. La découverte du jeu théâtral

La découverte du jeu théâtral avec des exercices sur la concentration, la relation à l’autre (abordés d’abord avec l’enseignante puis avec l’intervenant) à laquelle s’est ajouté l’écoute d’un texte ayant pour sujet : la violence qu’une mère peut avoir envers son fils qu’elle considère laid.
Des interruptions régulières amenèrent des réactions diverses de la part des élèves et un début de questionnement.

2. L’approfondissement du travail

L’approfondissement de ce travail sur le jeu théâtral avec la lecture cette fois d’un autre extrait où une femme se rend compte qu’elle ne peut aimer à cause de la relation compliquée qui existait entre ses parents.
Après un échange, les élèves ont été amené à réaliser un travail d’écriture.

3. Écrire ou comment mettre des mots sur les maux

Par groupe de 3 ou 4, les élèves ont rédigé un texte dans lequel pouvait être mis en évidence le type de violence dont ils souhaitaient parler.

4. Improviser pour écrire

Pour faciliter l’écriture car écrire est parfois difficile, l’intervenant leur a demandé de devenir acteur d’improvisation.
Les jeunes ont pu se rendre compte que si on peut dire, on peut écrire.
Pour favoriser leurs interactions, des exercices de cohésion, de mise en confiance de l’autre, d’écoute ont été proposés, ce qui a donné lieu à de beaux moments.


Une réflexion approfondie

Réfléchir sur la violence, sur les mots qui y participent parce que, dits d’une certaine façon, cela les rend violent, réfléchir sur ceux qui en parlent (que ce soit par sous-entendu ou de manière explicite), a amené à l’écriture de dialogues théâtraux qui leur permettront d’entrer dans un autre temps fort : l’écriture d’un monologue personnel : la violence et moi.

Petite galerie d’images de l’atelier

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