Parler de soi à travers les stéréotypes (oui, ceux qu’on connaît trop bien)
Dans le cadre du thème « Parler de soi (se dire) », la classe de Seconde BTP s’est lancée dans un projet à la fois artistique, réflexif… et un peu courageux : travailler sur les stéréotypes et leur rôle dans la construction de l’identité (spoiler : ils sont tenaces).
Le projet s’est déroulé en plusieurs étapes, mêlant écriture, réflexion personnelle, création collective et production audiovisuelle, avec beaucoup d’idées, quelques débats, et pas mal de remises en question.
Les élèves ont d’abord exploré les stéréotypes sous toutes leurs formes : sociaux, scolaires, de genre, d’origine, d’apparence… bref, tous ces clichés que la société adore coller aux gens, parfois sans même leur demander leur avis.
À partir de leurs expériences, ressentis et observations, ils ont écrit de courts scénarios mettant en scène des situations où ces stéréotypes s’expriment. Une manière de parler de soi sans forcément dire “je”, et de donner une voix à des vécus pas toujours faciles à exprimer directement.
Les scénarios ont ensuite été mis en commun, découpés, assemblés, retravaillés (et parfois débattus). De ce joyeux chantier est né un texte cohérent, transformé en paroles de chanson, puis mis en voix grâce à une intelligence artificielle.
L’IA, utilisée ici comme outil créatif et pédagogique, a permis de prendre un peu de distance avec le texte et de faire entendre une seule voix collective, là où il y avait au départ des voix individuelles.
À partir de la chanson, les élèves ont imaginé un script audiovisuel, en réfléchissant à la meilleure façon de montrer les stéréotypes sans les renforcer : une mise en scène sobre, parlante, engagée… et surtout réfléchie.
Enfin, place au tournage de la vidéo : travail d’équipe, organisation, responsabilités, expression par l’image… et parfois quelques prises ratées et de joyeux fous rires, comme dans tout vrai tournage.
Parce qu’au fond, parler de soi, c’est aussi oser dire ce que l’on subit, ce que l’on refuse, et ce que l’on est vraiment même quand la société voudrait nous réduire à une étiquette.
Article écrit par Mme Burel
