Les élèves de 4è, accompagnés de leurs professeurs d’histoire-géographie, Mme LORQUET et M. HUET, mais aussi M. MOREL et Mmes CHAUDESAIGUES, BARENCOURT et RANDERA, se sont rendus au Musée Stella Matutina à St-Leu le 14 avril 2026. Ils ont pu se rendre compte de l’implication de l’île de La Réunion dans les développements d’ordre technique, scientifique et sociétal qui affectent l’ensemble du monde au XIX ème siècle (1800 à 1900).
La Réunion se lance après la culture du café au XIII ème siècle (1ère mondialisation) dans la culture de la canne à sucre bien établie plus tôt à l’île Maurice. Cette nouvelle culture est l’occasion de passer commande d’outils industriels reposant sur l’utilisation de la vapeur : Chaudières, cuves de cuisson, moulins ou machines à presser la canne, évaporateurs, locomotives…
Les élèves abordent en compagnie de la guide le thème des migrations liées aux besoins en main d’œuvre de l’industrie cannière. Une main d’œuvre venue du bassin Océan Indien : Populations de l’Inde, de Madagascar, du Mozambique et des îles de l’océan indien voisines de la Réunion (Les Seychelles, Rodrigues, les Comores et l’île Maurice).
Parallèlement, ils sont sensibilisés à l’idée de l’importance des maladies qui accompagnent ces migrations de travail. Le Lazaret de la Grande Chaloupe est évoqué dans ces explications de lutte contre les maladies qui affectent alors l’île : Choléra, fièvres tropicales… D’où la nécessité de la mise en quarantaine des passagers arrivant par voie maritime.
La guide évoque le renforcement d’une culture créole qui s’étoffe des influences apportées par ces populations. Chacune apportant ses influences musicales, linguistiques, cultuelles mais aussi botaniques.
La seconde mondialisation permet de relier la Réunion, isolée géographiquement dans le Sud-Ouest de L’ océan indien, au courant d’échanges mondiaux qui tissent leur toile sur l’ensemble de la planète. L’ouverture du canal de Suez paradoxalement lui retire une partie du trafic maritime passant traditionnellement par la route du Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud. L’île connaît alors un développement que les crises du prix du sucre vont à l’occasion contrarier.


Les élèves ont, grâce à cette visite, pu se rendre compte que la participation de leur île au développement du commerce actuel, n’est pas nouvelle mais puise ses origines dans les deux premières mondialisations du XVIII ème et XIX eme siècles. Les Réunionnais étant friands de nouvelles technologies et produits manufacturés aujourd’hui comme hier. Cette visite permet donc de consolider les acquis vus en classe et d’intéresser les 4è en faisant appel à leur propre vécu ou à leur propre sensibilité, chacun d’eux étant le produit de cet héritage historique, géographique et culturel, ancré sur un territoire.