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Rencontre avec un photojournaliste – Semaine de la presse et des médias à l’école

Rencontre avec un photojournaliste – Semaine de la presse et des médias à l’école

Samuel BOLLENDORFF nous a fait l’honneur d’une rencontre au lycée lundi 23 mars, avec les 1res HGGSP3 de M. Clément et les 204 et 217 de Mme Albert.

La classe de 204 présente son travail.

Samuel Bollendorf est un photojournaliste français indépendant. Il a aussi tourné des documentaires et publié des livres. Il réalise des expositions. Ses travaux sont disponibles sur son site Samuel.Bollendorf.com et sur le site de l’agence VU’.

Né en 1974, il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière de Paris. Il a débuté comme photographe de presse indépendant et d’abord collaboré avec le journal Libération. Son travail porte sur des thématiques sociales et environnementales. Il s’intéresse en particulier aux inégalités et aux services publics.

Il utilise notamment la photographie documentaire pour explorer les « institutions françaises » comme l’Hôpital. Ainsi il a passé un an dans un centre hospitalier pour photographier le quotidien des soignants et des patients.

Mais il a aussi fait des reportages dans d’autres pays comme la Chine. Pour financer ses voyages, il fait appel à des mécènes, des fondations et des journaux.

Ses travaux sont publiés ou exposés dans des lieux publics ou des musées. Pour lui, son métier consiste à raconter les histoires des personnes que nous n’entendons pas et à les faire connaître en les publiant.

La légende des photos est pour lui indispensable car elle évite leur détournement.

 

Questions à Samuel Bollendorff :

Avez-vous toujours eu envie de travailler dans le domaine du photojournalisme ?

Oui, j’ai toujours voulu être photographe depuis que je suis petit. J’ai étudié l’image à l’école Louis Lumière.

Comment avez-vous financé votre début de carrière ?

Comme je n’avais pas de sponsor, j’ai pris des clichés dans un hôpital près de chez moi pendant un an. J’ai photographié les lieux, les patients mais aussi les docteurs, les infirmiers et les employés. Mes photos se sont démarquées et des agences m’ont contacté.

Votre pratique est-elle plutôt axée sur la prise de photographies ou sur la rédaction ?

Quand j’ai débuté, je prenais plutôt des photos, puis au fil des années j’ai fait davantage d’enquêtes. J’utilise les photos et leur légende pour raconter des histoires et transmettre des messages.

Quelle expérience vous a le plus marqué ?

Au début de ma carrière, j’ai été capturé alors que je prenais des photos de migrants à la frontière de la Syrie pendant la guerre. J’ai été menacé avec un fusil dans un simulacre d’exécution et mes photos ont été confisquées. Cette expérience m’a dissuadé d’être photographe de guerre.

 

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Samuel Bollendorff est en résidence journalistique à La Réunion, invité par l’association Solidarités & Cultures. Il travaille actuellement sur les « larmes de sirène », les microplastiques dans les océans. Il exposera à Kelonia en mai.